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Quelles sont les répercussions de la vitesse?

Vitesse des automobilistes

Les enfants sont plus à risque d'être heurtés par une voiture dans les endroits où la vitesse limite est plus élevée.1 En fait, il existe une corrélation directe entre l'augmentation de la vitesse de véhicules et l'augmentation du risque de blessure. Un piéton heurté par une voiture se déplaçant à 50 km/h a huit fois plus de chances d'être tué que s'il était frappé par une voiture roulant à 30 km/h. Même les réductions marginales de la vitesse peuvent avoir un effet sensible. Chaque diminution d'1,6 km/h de la vitesse moyenne réduit la fréquence des collisions de cinq pour cent. Il a été prouvé que la réduction de la vitesse des véhicules est efficace pour la prévention des collisions et pour la diminution de la gravité des blessures.2 À une vitesse de 30 km/h, les véhicules et les piétons peuvent cohabiter de façon relativement sûre. Cela signifie que les conducteurs ont le temps de s'arrêter pour les piétons et que les piétons peuvent prendre de meilleures décisions au moment de traverser.

Changement des attitudes et des comportements

La sécurité des piétons incombe à tous les automobilistes. Puisque les capacités physiques et mentales des enfants continuent à se développer jusqu'à l'adolescence, ils sont souvent incapables de porter des Policier émettant une contravention à un conducteurjugements sûrs en matière de sécurité des piétons. Les automobilistes doivent s'attendre à ce que les enfants se comportent comme des enfants.

Malheureusement, les excès de vitesse sont courants au Canada. D'après la Fondation de recherches sur les blessures de la route, environ 2,7 millions de Canadiens admettent qu'ils conduisent habituellement bien au-delà des vitesses limites, 2 millions admettent accélérer fréquemment pour pouvoir passer au feu orange, et environ 670 000 avouent qu'ils prennent des risques au volant juste pour s'amuser.3 Il est également inquiétant de constater que les conducteurs ne sont pas en mesure d'estimer de manière précise leur propre vitesse de conduite et, par conséquent, qu'ils ne font que peu d'ajustements en présence d'enfants.4

Des mécanismes destinés à avertir les conducteurs roulant à vitesse excessive peuvent être très utiles, et selon Transports Canada, 72 pour cent des conducteurs canadiens sont d'accord pour qu'on s'installe des panneaux d'avertissement d'excès de vitesse.5 Qui plus est, l'utilisation combinée de caméras de surveillance routière et d'amendes contribue à faire respecter les vitesses limites dans les zones résidentielles et scolaires. Une étude en particulier a démontré que lorsque ces stratégies sont en place, le nombre de véhicules qui dépassent la limite de vitesse de plus de 10 km/h a diminué de 70 pour cent.6 La réduction de la limite de vitesse dans des pays tels que l'Afrique du Sud, la Belgique, la Finlande, la France, l'Allemagne, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni et les États-Unis a démontré que lorsque les vitesses limites ont été abaissées, cela a entraîné une baisse du nombre d'accidents routiers de l'ordre de 8 à 40 pour cent.7

Changement des milieux - modération de la circulation 

Certaines caractéristiques environnementales ou physiques peuvent encourager ou décourager les excès de vitesse et peuvent avoir une grande influence sur la fréquence et la gravité des collisions impliquant des piétons. Une étude danoise a démontré que les mesures de modération de la circulation peuvent diminuer le nombre de blessures aux piétons jusqu'à hauteur de 60 pour cent.8 Les approches conventionnelles de modération de la circulation comprennent la mise en service de dos d'âne, le rétrécissement de la voie publique, ainsi que l'ajout de refuges pour piétons ou l'élargissement des trottoirs.

D'autres études récentes ont révélé d'autres éléments intéressants en matière de modération de la circulation. Par exemple, que les arbres entraînaient une réduction de laHomme accompagnant trois enfants pour traverser la rue vitesse. Les recherches ont démontré que les arbres ont la capacité remarquable de calmer la circulation et qu'ils peuvent réduire de manière importante les collisions et les blessures en zone urbaine. Ils protègent également les voies empruntées par les piétons contre la circulation, tout en définissant clairement les limites de la chaussée. Autre point intéressant : les arbres peuvent également aider les automobilistes à estimer visuellement leur vitesse et à la rectifier en conséquence.9 Il va sans dire que les arbres améliorent aussi l'expérience des piétons et la qualité de l'air.

Il est également important de noter qu'une augmentation du nombre de piétons entraîne une diminution du nombre de blessures subies par ces derniers. Cela tient au fait que lorsque les automobilistes voient plusieurs piétons autour d'eux, ils ajustent leur conduite en ralentissant, et ce, peut-être inconsciemment.10 En raison d'inquiétudes croissances au sujet de la qualité de l'air et du réchauffement climatique en général, nous assisterons peut-être à un enthousiasme renouvelé envers la marche, au détriment de la conduite, entraînant de ce fait une augmentation du nombre de piétons, qui améliora la sécurité.

De nombreuses communautés de l'ensemble du Canada sont à la recherche de méthodes de ralentissement de la circulation qui traverse leurs quartiers résidentiels, que ce soit en faisant la promotion de changements en matière de vitesse limite affichée, en initiant des stratégies visant le comportement des automobilistes (par ex., voiture pilote) ou en réalisant des changements physiques à la voie publique. Toutes ces approches contribuent à créer une sensibilisation nouvelle du public quant aux répercussions de la vitesse, ainsi qu'à l'importance de se montrer attentif aux piétons et d'être conscient de ses propres habitudes de conduite.


1 Roberts I., Norton R., Jackson R., Dunn R., Hassall I. Effect of environmental factors on risk of injury of child pedestrians by motor vehicles: A case-control study. Injury Prevention 1995 Jan; 310:91-94.
2 Pasanen E., Salminvaara H. Driving speeds and pedestrian safety in the city of Helsinki, Traffic Injury and Control 1993; 34 (6):308-310.
3 Traffic Injury Research Foundation. The Road Safety Monitor 2006: Aggressive Driving <www.trafficinjuryresearch.com> (accessed February 2008).
4 Harre N. Discrepancy between actual and estimated speeds of drivers in the presence of child pedestrians. Injury Prevention 2003; (9): 38-41.
5 Transport Canada. Driver Attitude to Speeding Management: A Quantitative and Qualitative Study - Final Report. 2007 Nov.
6 Retting R.A., Farmer C.M., McCartt A.T. Evaluation of automated speed enforcement in Montgomery County, Maryland, Insurance Institute for Highway Safety 2008 Jan.
7 Speed Management: A road safety manual for decision-makers and practitioners. Geneva Global Road Safety Partnership 2008 p. 78.
8 The David and Lucile Packard Foundation. The Future of Children. Spring/Summer 2000; (10). No. 1.
9 Dumbaugh E. Safe Streets, Livable Streets. Journal of American Planning Association 2005; (71).No. 3.
10 Jacobsen L. Safety in numbers: More walkers and bicyclists, safer walking and bicycling. Injury Prevention 2003; (9):205-209.


Publié: jeu., juil. 21, 2011