SécuriJeunes Canada: Fiche d’information sur le casque protecteur
Un des moments forts de l’enfance, c’est lorsque les petits apprennent à faire du vélo, de la planche à roulettes ou même du patin à roues alignées. Ce moment laisse un doux souvenir pour toute la famille : on fait nos adieux aux roues de secours et on croque dans la vie avec une plus grande indépendance. Les articles de sport sur roues, comme la bicyclette, la planche à roulettes, les patins à roues alignées ou la trottinette, offrent de très bonnes occasions de faire de l’exercice au grand air. Mais, il ne faut pas oublier de garder les enfants actifs en sécurité !
Bien qu’on se soucie de leur sécurité au milieu de la circulation, la plupart des blessures subies en faisant ces activités sont attribuables aux chutes. Un enfant tombe habituellement lorsqu’il perd le contrôle de son appareil, lorsqu’il heurte un autre cycliste ou un patineur, ou même en raison d’un objet immobile, comme un bord de trottoir, une clôture ou une bosse sur le trottoir. La blessure de loin la plus grave est le traumatisme crânien et ce, surtout si l’enfant qui tombe ne porte pas de casque.
D’après Transports Canada, en 2007, plus de 1000 enfants de moins de 15 ans ont été blessés en faisant du vélo. Un examen plus en profondeur de ces données indique que plus de 60 % des enfants blessés avaient entre 11 et 14 ans, et que près de la moitié de ces enfants ont été blessés durant les mois d’été, soit entre juin et août.
Les études indiquent que le port d’un casque protecteur peut réduire de 85 % le risque de traumatisme crânien.
D’après l’Agence de la santé publique du Canada, les traumatismes crâniens chez les enfants de moins de 19 ans ayant engendré des admissions aux urgences sont causés par :
- des blessures à vélo (8 %)
- des blessures en trottinette (6 %)
- des blessures en planche à roulettes ou en patin à roues alignées (4 %)
Parmi les autres blessures graves, mentionnons les fractures, les blessures au visage et les écorchures profondes qui nécessitent des greffes.
Si les enfants se blessent en s’amusant sur leurs appareils à roues, c’est principalement parce qu’ils n’ont pas acquis suffisamment d’expérience avec ces appareils, qu’ils perdent facilement l’équilibre ou encore qu’ils ne maîtrisent pas les règles de sécurité routière, en roulant à grande vitesse ou en faisant des acrobaties.
Par ailleurs, les parents doivent savoir que les casques de vélo conviennent aux activités liées au vélo, à la trottinette et au patin à roues alignées, mais que pour la planche à roulettes, il faut un casque spécial qui protège une plus grande partie de l’arrière de la tête.
Malgré la prévalence des traumatismes crâniens au Canada, un nouveau sondage mené par Léger Marketing et SécuriJeunes Canada sur le port du casque protecteur indique que le tiers des parents au Canada qui ont des enfants de 18 ans et moins (soit 35 %) affirment ne pas s’inquiéter que leur enfant se blesse en faisant du vélo.
Les parents doivent néanmoins réaliser qu’un incident, aussi bénin puisse-t-il sembler, peut toutefois causer des lésions permanentes.
Tu roules ? Protège ta boule!
Il faut se rendre à l’évidence : le port du casque peut sauver la vie d’un enfant. En fait, le crâne d’un enfant n’a qu’un centimètre d’épaisseur et peut se fracturer à la suite d’un impact à une vitesse de sept à dix kilomètres à l’heure seulement. À vélo, les enfants atteignent ces vitesses et les dépassent même. C’est pourquoi le port du casque protecteur est si vital.
Donnez-leur le bon exemple
Une des meilleures méthodes pour encourager les enfants à porter leur casque, c’est que leurs parents en portent un également. Les enfants qui voient leurs parents porter un casque chaque fois qu’ils sont à vélo sont plus susceptibles d’adopter aussi cette pratique. Toutefois, le récent sondage semble indiquer que les parents ont encore des efforts à faire à vélo : dans l’ensemble, 31 % avouent ne jamais porter de casque lorsqu’ils font du vélo. Voici la répartition, par province, du pourcentage de parents qui affirment ne pas porter de casque à vélo :
| Province | Pourcentage de parents qui ne portent pas de casque lorsqu'ils font du vélo |
| Québec | 45% |
| Manitoba / Saskatchewan | 37% |
| Ontario | 27% |
| Provinces de l’Atlantique | 24% |
| Alberta | 21% |
| Colombie-Britannique | 10% |
Les parents et les gardiens sont autorisés à pédaler dans la rue, mais les enfants de moins de 10 ans doivent rester sur le trottoir. L’amélioration des mesures de sécurité sur la route pour les cyclistes est un pas dans la bonne direction, mais l’adoption et la mise en œuvre de ces mesures peuvent prendre plusieurs années. Porter un casque est un exemple de mesures qui peuvent être prises immédiatement et dont l’effet est instantané, aussi bien pour les parents que pour les enfants. Ainsi, le port du casque devrait faire partie des habitudes de vie des familles.
Des progrès du côté des nouvelles lois
Nous savons que pour chaque dollar dépensé sur un casque, 30 $ peuvent être épargnés aux frais de santé. C’est là un fait important dont il faut tenir compte dans l’élaboration et dans l’amélioration des lois relatives au port du casque dans toutes les provinces canadiennes.
Chez SécuriJeunes Canada, nous savons que la majorité des Canadiens (81 %) appuient l’adoption d’une loi qui impose aux enfants et aux adultes le port d’un casque lorsqu’ils font du vélo dans la rue. Les deux parents (73 % des pères et 89 % des mères) confirment leur appui à une telle loi. Voici la répartition régionale de cet appui :
| Province | Pourcentage de parents qui appuient une loi sur le port d’un casque de protection à tout âge |
| Colombie-Britannique | 98% |
| Manitoba / Saskatchewan | 86% |
| Alberta | 85% |
| Ontario | 83% |
| Provinces de l’Atlantique | 82% |
| Québec | 70% |
Aujourd’hui, le Québec, le Manitoba, la Saskatchewan, Terre-Neuve, le Labrador et les Territoires n’ont pas de loi qui rend le port du casque protecteur obligatoire pour les enfants de moins de 18 ans. SécuriJeunes Canada estime que l’adoption d’une approche harmonisée concernant le port du casque chez les enfant canadiens est nécessaire. Une loi imposant le port d’un casque pour tous serait idéale, mais SécuriJeunes Canada préconise au moins l’adoption d’une telle loi pour les enfants dans ces régions.
En ce qui concerne la mise en œuvre d’une loi relative au port du casque, 79 % des Canadiens appuient le port du casque obligatoire et contrôlé par la police. Les Canadiens ne pensent pas qu’une telle loi découragera les enfants de faire du vélo. La majorité (76 %) considère même que cela ne diminuera pas le temps que leurs enfants accordent aux activités sur roues. En fait, 14 % des parents croient que leurs enfants passeront plus de temps à faire du vélo avec la nouvelle loi, ce qui est excellent pour les garder actifs. Environ deux tiers des parents (63 %) accordent autant d’importance à une loi sur le port de casque qu’à la loi sur la ceinture de sécurité.
Méthodologie
Le sondage Léger Marketing a été effectué auprès de 1002 Canadiens d’âge adulte habitant avec des enfants de 18 ans et moins, et a porté sur le port d’un casque protecteur. Les données ont été recueillies à l’échelle nationale entre le 1er et le 5 février 2010. La marge d’erreur du sondage est de +/-3,1 %, 19 fois sur 20.
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