Selon un récent sondage, bien que les parents canadiens soient à l’aise avec le fait que leurs enfants se rendent à l'école à pied, l'utilisation du cellulaire pose un risque méconnu
Interrogés dans le cadre d’un sondage de SécuriJeunes Canada/FedEx Express Canada, les parents canadiens d’enfants de cinq à quatorze ans ont confirmé dans une proportion de neuf sur dix avoir abordé les pratiques de sécurité piétonnière avec leurs enfants, mais seulement 28 % d’entre eux ont aussi discuté des risques de l'utilisation du cellulaire en traversant une rue.
Traverser la rue tout en conversant au cellulaire ou en textant est dangereux pour tous, mais encore davantage pour les enfants. Selon une étude menée par l’Université d’Alabama à Birmingham et publiée en 2009 dans la revue Pediatrics, les enfants qui utilisent leur cellulaire tout en traversant une rue voient leurs chances d'être heurtés, ou presque heurtés par une voiture, augmenter du tiers.
Au Canada, les blessures subies par les jeunes piétons constituent l’une des principales causes de décès chez les enfants de 14 ans et moins. Chaque année, 30 enfants sont tués et 2 400 sont gravement blessés. La plupart des incidents se produisent entre 15 h et 18 h, alors que les travailleurs retournent chez eux et que les enfants rentrent de l’école.
« Bien que nous soyons heureux d’apprendre que les parents prennent le temps de discuter de la sécurité des piétons avec leurs enfants, il faut aussi tenter de réduire les distractions en marchant, telles que celles occasionnées par les cellulaires », explique Pamela Fuselli, directrice générale de SécuriJeunes Canada. « Maintenant que les enfants sont de retour sur les bancs d’école, les parents doivent s’assurer de discuter avec leur progéniture de l'itinéraire emprunté pour se rendre à l'école, et du risque que posent les cellulaires. »
Selon le sondage de SécuriJeunes Canada/FedEx Express Canada mené par Leger Marketing, même si la majorité des parents estiment qu’il n’est pas sécuritaire pour leurs enfants de parler au cellulaire ou de texter pendant qu’ils traversent une rue (97 %), plus du tiers d’entre eux avouent utiliser eux-mêmes leur cellulaire ou texter lorsqu’ils traversent une rue (34 %). De plus, 51 % des parents admettent de ne pas toujours respecter la limite de vitesse lorsqu’ils conduisent.
« Le parent est le meilleur modèle pour son enfant. Vous pouvez discuter avec votre enfant, mais vous redoublerez d’efficacité si vous adoptez vous-même de bonnes habitudes en matière de sécurité, ajoute Mme Fuselli. La prochaine fois que vous conduirez en zone résidentielle, ralentissez – pour la sécurité de tous les enfants. »
Le programme Marche en sécurité de SécuriJeunes Canada donne les conseils suivants pour un retour à l’école sécuritaire :
- Enseignez à votre enfant à s'arrêter sur la bordure du trottoir, à regarder à gauche, puis à droite et encore à gauche, et à écouter si des voitures s'approchent.
- Un enfant de moins de neuf ans n'a pas le niveau de développement cognitif nécessaire pour traverser la rue seul, et doit toujours être accompagné d’un adulte ou d’un enfant plus âgé et responsable.
- Soyez un modèle à suivre en marchant avec votre enfant; adoptez des pratiques de sécurité piétonnière.
Les automobilistes doivent ralentir. Plus ils vont vite, plus ils risquent de blesser un enfant piéton. Un enfant heurté par une voiture roulant à 50 km/h a 80 % de chances de mourir. Heurté à 30 km/h, il aura 95 % de chances de survivre! - Les distractions sont dangereuses pour les conducteurs et les piétons. Rappelez à votre enfant qu’il ne doit pas utiliser son téléphone cellulaire, et qu’il doit retirer ses écouteurs-boutons avant de traverser la rue.
Visitez www.securijeunescanada.ca ou composez le 1-888-723-3847 pour obtenir un complément d'information sur la sécurité piétonnière des enfants, ainsi que des renseignements et des conseils aux parents dans le cadre du programme Marche en sécurité.
Grâce au généreux financement de FedEx Express CanadaMD, SécuriJeunes est en mesure d’offrir le programme Marche en sécurité sur une base continue, et ainsi fournir des services d’éducation, des ressources et du soutien aux parents et aux groupes communautaires qui désirent augmenter la sécurité des rues de leur quartier
Communiqué de presse, 29 août 2011

